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  • DEBATE OF 2019 MAYORAL CANDIDATES OF THE PLATEAU-MONT-ROYAL – ANSWERS FROM CANDIDATES

DEBATE OF 2019 MAYORAL CANDIDATES OF THE PLATEAU-MONT-ROYAL – ANSWERS FROM CANDIDATES

Le boulevard Saint-Laurent s’est associé aux autres artères commerciales en organisant un dîner échange entre les candidats à la mairie et les commerçants du Plateau-Mont-Royal. Diverses questions portant sur des enjeux touchant directement les commerçants ont été posées aux trois candidats. Ce débat a donc permis de mettre en lumière des éléments importants de la réalité commerciale et de comparer les réponses des candidats.

Le boulevard Saint-Laurent ainsi que ses membres sont ravis de s’impliquer de façon active dans ce procédé politique qui aura des retombées significatives sur la vie commerciale du secteur.

Voici les questions et réponses qui ont été posées aux trois candidats à la mairie du Plateau-Mont-Royal.

1.FINANCEMENT DU POUVOIR D’INTERVENTION DES SDC

Les Sociétés de développement commercial (SDC) jouent un rôle clé dans l’accompagnement des commerces et prennent des initiatives importantes pour encourager la vitalité économique d’une artère ou d’un secteur de la ville. La SDBSL prend particulièrement à cœur ce rôle sur le boulevard Saint-Laurent. Bien entendu, la base du financement de la SDBSL est assurée par ses membres, les commerçants eux-mêmes. Cela dit, depuis 2011, suite à l’augmentation du tarif des parcomètres dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, la création du Fonds de dynamisation des artères commerciales par la Ville de Montréal a permis de compenser ces hausses de tarifs par un apport financier supplémentaire aux SDC de l’arrondissement. Cet apport financier est le principal levier des grandes initiatives et partenariats de la SDBSL, comme le festival d’art public MURAL, les escouades de nettoyage, l’aménagement, et les veilleurs de nuit du boulevard. Malheureusement, le fonds de dynamisation n’est pas récurrent et son renouvellement annuel peut souvent être remis en question.

Question : Est-ce que vous vous engagez à supporter et assurer la pérennité du Fonds de dynamisation des artères commerciales afin de poursuivre le soutien financier aux SDC du Plateau-Mont-Royal ?

Luc Rabouin : Je suis très fier que ce soit à l’initiative d’une administration de Projet Montréal que le Fonds de dynamisation ait été créé en 2012. Bon an, mal an, c’est environ 1,2M$ qui y sont versés, un montant qui provient des revenus nets supplémentaires générés par les parcomètres installés sur le réseau artériel du Plateau-Mont-Royal. Le nombre et la qualité des projets qui ont été réalisés ces dernières années par les associations de commerçants justifient amplement que l’on maintienne le Fonds. Pour ma part, c’est très clair, le Fonds de dynamisation est une bonne initiative de l’administration de Projet Montréal sur le Plateau, ça fonctionne très bien et je vais bien sur le maintenir.

Jean-Pierre Szaraz : Le Fonds de dynamisation est important et je m’engage à le conserver. Cela dit, à propos de la question de la tarification des parcomètres, il faut instaurer une modulation des tarifs, selon les jours de la semaine et selon les heures de la journée, afin de maximiser leur utilisation et d’attirer le plus de clientèle possible. Selon mon expérience, le prix du stationnement a un impact sur l’achalandage des
commerces, particulièrement sur les commerces de destination. C’est pourquoi je vous pose une question à mon tour : est-ce que les SDC seraient prêtes à tenir des journées spéciales où le tarif de stationnement serait réduit ou même inexistant, chaque premier dimanche du mois par exemple ?

Marc-Antoine Desjardins : Oui, nous sommes en faveur d’un tel financement même que nous aimerions l’inclure dans une planification plus soutenue et plus encadrée à l’instar du PTI aux 3 ans. Le financement en serait ainsi préservé.

2. TAXATION ET OCCUPATION DES LOCAUX

Question 1 – Est-ce que vous vous engagez à promouvoir une réduction de la taxation sur les propriétés non résidentielles et du moins de geler les charges fiscales au cours de votre mandat ?

LR : Premièrement, je vous rappelle que l’administration de Projet Montréal, au pouvoir depuis moins de 2 ans à la Ville centre, a reconnu sans détours que les charges fiscales étaient trop élevées pour les immeubles non-résidentiels et elle a agit de deux manières:

1-par une baisse de taxes affectant 90% des commerçants lors du dépôt de son dernier budget, en diminuant de 10 % le taux de taxation sur la première tranche de 500 000 $ des immeubles non résidentiels. Il s’agit d’un changement fiscal majeur, du jamais-vu depuis la création de la nouvelle ville de Montréal en 2002. De plus, l’administration s’est engagée à poursuivre la réduction de l’écart entre les charges fiscales résidentielles et non-résidentielles au cours des prochaines années. Donc le virage est amorcé et il va se poursuivre.

2- par la mise en place d’un programme d’aide financière aux commerçants affectés par des travaux majeurs, rétroactif jusqu’au 1er janvier 2016. C’est une première au Canada . Sur le Plateau, les commerçants touchés par les travaux sur Saint-Denis, Papineau, Laurier Ouest et Saint-André sont admissibles à une aide pouvant aller jusqu’à 30 000$. En moins de deux ans, l’administration de la mairesse Plante a déjà fait plus pour soutenir les commerçants que les administrations précédentes. Pour ma part, je fais partie de ceux qui veulent qu’on aille encore plus loin car je suis conscient que plusieurs de nos commerces locaux compétitionnent avec de grandes multinationales aux revenus illimités qui ne paient pas ou peu d’impôts ici. On doit les aider car ce sont les commerces locaux qui dynamisent nos quartiers centraux, dont le Plateau.

JPS : Je vous rappelle que c’est notre administration, dans ses budgets de 2016 et de 2017, qui a réussi à limiter l’augmentation des charges fiscales des immeubles non résidentiels à 0,9 %, soit la moitié de l’indexation des charges résidentielles, afin d’alléger le fardeau fiscal des commerçants. C’est également notre administration qui, grâce au statut de métropole, a obtenu du gouvernement du Québec le pouvoir d’imposer un taux de taxe moindre sur la première tranche de 500 000 $ de valeur foncière pour les immeubles non résidentiels. Il faut poursuivre les efforts pour réduire l’écart de fardeau fiscal entre les immeubles non résidentiels et résidentiels, en gardant les augmentations des charges fiscales du non résidentiel moins élevées de moitié que les augmentations du résidentiel. Nous sommes également prêts à accorder un crédit de taxes pour les nouveaux
commerces qui veulent s’installer dans l’arrondissement.

MAD : Oui, au Vrai Changement, nous croyons que sur le moyen et long terme, nous devons faire une révision complète de la fiscalité municipale et celle‐ci passe par des gains en efficience divers selon des exemples à travers le monde. Dans le cadre de l’élection partielle, notre champ d’action est très limité mais comme Maire cela serait le message que j’aurais et en 2021, une telle révision et baisse à terme des taxes pour tous le monde sera dans notre agenda et notre programme politique.

Q 2 –  Quelle sera votre stratégie pour réduire l’inoccupation des locaux commerciaux dans l’APMR ? Êtes-vous prêts à prendre des mesures pour inciter les propriétaires à entretenir et louer les espaces vacants ? Que pensez-vous de la création d’une Régie des logements pour les baux commerciaux ?

LR : Je suis non seulement en faveur de mesures contraignantes pour inciter les propriétaires à louer leurs locaux vacants dans un délai raisonnable et à les obliger à entretenir leurs bâtiments et leurs vitrines, mais j’en suis un fervent promoteur. La spéculation actuelle m’indigne et elle indigne les résidents du Plateau avec raison. Même chose pour l’ encadrement des baux commerciaux . Il y a un peu plus de 35 ans, devant les abus des propriétaires résidentiels et pour protéger les locataires, le Québec s’est doté de règles encadrant les baux résidentiels et d’une Régie du logement pour les faire appliquer. Aujourd’hui, je crois que le comportement abusif de spéculateurs immobiliers justifie la mise en place d’un ensemble de règles permettant d’encadrer les loyers commerciaux et de protéger aussi bien les commerces que les entreprises locataires. Doit-on créer une Régie spécifique ou ajouter ce mandat à la Régie du logement, je ne sais pas, mais la Commission lancée par Projet Montréal et présidée par le conseiller du Mile-End, Richard Ryan, devrait nous apporter ces réponses. Nous devons agir le plus rapidement possible, mais aussi de la manière la plus adéquate et, en ce sens, je pense que les travaux de la Commission représentent un détour nécessaire pour prendre les mesures les plus efficaces. Comme maire du Plateau, je m’engage à jouer un rôle de leadership sur cette question qui est critique pour notre quartier. J’irais encore plus loin. Quand je dirigeais l’équipe de développement stratégique à la Caisse d’économie solidaire Desjardins, j’ai collaboré avec des partenaires financiers privés au développement d’un outil financier permettant notamment aux OBNL d’acquérir leurs locaux plutôt que de rester locataire. J’ai l’intention de travailler dans le même sens pour les commerces indépendants du Plateau afin de développer un programme d’accès à la propriété qui limiterait le montant de la mise de fonds comme je l’ai fait pour les OBNL. J’ai déjà testé l’idée auprès de commerçants du Plateau et auprès de partenaires financiers potentiels et j’ai reçu un accueil enthousiaste. Par ailleurs, la mise en place de la Commission est tout à fait stratégique car elle permettra, grâce à la participation de nombreux experts, d’identifier les meilleures pratiques à mettre en place et d’identifier les meilleurs acteurs pour les réaliser: arrondissements, Ville centre, gouvernement du Québec. Soyez assurés que, si je suis élu Maire du Plateau, je vais prendre toutes les mesures donc j’aurai le pouvoir.

JPS : Oui, la taxation des locaux vacants peut se révéler une bonne idée, à condition de ne pas oublier qu’un nombre élevé de locaux vacants n’est pas seulement dû à une volonté de spéculation de la part des propriétaires. C’est surtout dû aux taxes foncières élevées, aux difficultés de stationnement et aux multiples obstacles que doivent subir les clients pour accéder aux commerces. Dans le cas particulier du Plateau, il faut aussi ajouter les
nombreuses entraves bureaucratiques liées au changement d’usage ou de vocation d’un commerce. Plusieurs modèles existent dans le monde quant à la forme que devrait prendre une taxe sur les locaux vacants. Nous croyons que l’application d’une telle taxe doit se faire avec prudence et souplesse. Par exemple, il serait absurde de surtaxer les petits propriétaires qui ont du mal à rénover leur local, aggraver leur fardeau fiscal n’arrangera rien. Même Luc Ferrandez n’a jamais imposé de taxe sur les locaux vacants, il s’est contenté d’en évoquer la possibilité chaque fois qu’on lui a posé la question au cours des 10 dernières années. Encore récemment, plutôt que d’agir, l’administration Plante a annoncé une consultation publique sur le sujet pour 2020. De notre côté, nous croyons que plusieurs solutions existent déjà : instaurer une taxe sur les locaux vacants dans des endroits ciblés tels que les rues commerciales de la ville de Montréal ; que cette taxe soit progressive (elle augmente avec le temps) et qu’elle ne s’applique pas quand la vacance n’est pas due au propriétaire, ou quand le propriétaire a démontré une volonté de rénovation avec un investissement en ce sens ; instaurer un registre des locaux vacants, avec inscription obligatoire dans les 30 jours suivant la vacance au sens du règlement ; utiliser les fonds récupérés par cette taxe sur les locaux vacants pour aider les propriétaires qui souhaiteraient une aide financière pour rénover leur local. Parce que nous croyons fermement que ce que les commerçants paient devrait leur revenir.

MAD : Nous avons annoncé jeudi le 19 septembre 3 mesures à cet effet. Une taxation de la vacation commerciale, un processus de forclusion des locaux vides après un temps déterminé et aussi de collaboration avec Québec, la mise sur pied d’un mécanisme de contrôle des loyers usuraires.

3. AMÉNAGEMENT D’UN CAFÉ-TERRASSE SUR LE DOMAINE PUBLIC

Q1 – Est-ce que vous vous engagez à revoir rapidement la réglementation sur la tarification de l’aménagement des cafés terrasses sur le domaine public afin de faciliter l’accessibilité et de diminuer le fardeau financier des commerçants ?

Q2 – Seriez-vous prêts à geler les tarifs pour 2020, le temps de revoir la réglementation ?

LR : Oui. Je vous ai dit plus haut que je reconnaissais que les charges fiscales des commerçants étaient trop élevées. Peut-être est-il utile de rappeler que : l’arrondissement du Plateau a été le premier à permettre l’utilisation de la chaussée pour y aménager des terrasses;  l’arrondissement du Plateau a été le premier à offrir des permis gratuits pour l’aménagement de placottoirs. Les terrasses du Plateau sont les plus belles à Montréal, mais je suis conscient qu’elles sont aussi les plus chères. Je m’engage à réviser la tarification très rapidement et je m’engage à ce que les prix n’augmentent pas.

JPS : Oui.

MAD : Oui, cela est dans notre programme. Je vise une révision profonde de toute la réglementation au niveau des permis et particulièrement pour les commerçants afin d’être un facilitateur pour leur prospérité et non un frein. Si nous voulons une vitalité économique dans notre arrondissement,  les gestes doivent suivre les discours.

Q2 – Seriez-vous prêts à geler les tarifs pour 2020, le temps de revoir la réglementation ?

LR : Oui. Je m’engage à réviser la tarification très rapidement et je m’engage à ce que les prix n’augmentent pas.

JPS : Oui

MAD : Oui

4. UTILISATION LÉGÈRE DU DOMAINE PUBLIC, AMÉNAGEMENT ET VERDISSEMENT

Q1 : Est-ce que vous vous engagez à créer une politique réglementaire qui permettrait aux commerçants de l’APMR de demander des dérogations pour des occupations légères du domaine public ?

LR : J’accueille cette demande avec beaucoup d’ouverture. Les bancs publics, les bacs à fleurs, le verdissement, tout ça est profondément ancré dans l’ADN de Projet Montréal : on veut des espaces publics toujours plus attrayants. J’adore quand je me balade sur les rues du Plateau et que je vois des personnes siroter leur café devant leur commerce préféré. Ou encore lorsqu’un commerce embellit sa devanture en y ajoutant des bacs à fleurs. Alors une occupation légère du domaine public, si elle est bien encadrée, par exemple en s’assurant que les trottoirs demeurent toujours accessibles pour les personnes à mobilité réduite, les poussettes, et si cette occupation est faite avec goût, ce serait assurément un atout très intéressant. En fait, j’irais encore plus loin, car selon moi c’est le zonage de manière bien plus large que l’on doit revoir! La réalité du commerce a changé et nos règles doivent s’adapter à cette nouvelle réalité. Aujourd’hui, dans un café, on peut aussi y trouver un barbier ou encore une boutique de vêtements. On veut bien sûr préserver la mixité commerciale sur nos artères, mais on les veut vivantes et vibrantes. Alors, je m’engage à revoir les règles de zonage, et je vais le faire avec vous, les SDC et avec la Table de concertation des SDC. Des règles plus simples, plus souples, adaptées aux besoins réels des commerçants et des résidents.

JPS : Absolument ! Ça fait des années que nos commerçants se font harceler par les inspecteurs de l’arrondissement pour toutes sortes de peccadilles : affiches non conformes, panneaux-sandwich, etc. Je connais un commerce qui s’est fait menacer parce qu’un autocollant était posé du mauvais côté de la vitre ! En ce moment, quand un commerçant fait une demande, la réponse est toujours d’abord non, avant d’envisager un oui. L’administration est toujours prête à mettre des bâtons dans les roues de nos commerces. Ça doit cesser !

MAD : Un oui retentissant. J’aimerais considérer la mise en place d’un nouveau guichet unique pour le volet commercial avec un temps de réponses aux demandes et questions beaucoup plus rapide. Un genre de nouveau 311
spécialement économique. Nous pourrions ainsi viser à avoir davantage de gens avec une formation en économie/commerce et science de la gestion afin de hausser la qualité de notre service et aussi afin d’être un partenaire dans le développement de la prospérité de nos commerçants. À cet effet,nous serions ouverts à cadrer ce service en fonction des besoins et aspirations des SDC.

5. ÉTAT DES TROTTOIRS, DU MOBILIER URBAIN ET DE LA PROPRETÉ

Q1 : Si vous êtes élus, vous engagez-vous à élaborer un plan pour revitaliser le mobilier urbain et l’état des trottoirs sur les artères commerciales?

LR : Non! On n’a pas besoin d’un plan, on a qu’à le faire. Pour moi, le minimum que l’arrondissement doit s’assurer, c’est d’avoir des trottoirs en bon état. C’est la base et c’est aussi une question de sécurité pour les piétons. Comme vous, je constate l’état des trottoirs. Ensuite, j’ai des ambitions beaucoup plus grandes afin de maximiser l’expérience de marcher sur nos artères commerciales, en termes d’embellissement et de verdissement. Quand on marche sur l’Avenue Laurier Est, on perçoit la différence. À mon avis c’est un bel exemple à suivre. On doit aussi ajouter des stationnements pour vélos, je m’engage à en ajouter 1000 en 2 ans sur les artères commerciales du Plateau. À chaque fois que je vais faire une course à vélo, je cherche toujours une place de stationnement.

JPS : Ayant abandonné la voiture depuis 26 ans, je marche énormément. Un plan de revitalisation des trottoirs et du mobilier urbain est donc une évidence pour moi ! Je suis bien d’accord que plusieurs tronçons de trottoirs sont en piètre état. Il y a certainement eu un fort laisser-aller de la part de l’administration de Projet Montréal là-dessus. Je suis également d’avis qu’un mobilier attrayant aidera nos commerces, surtout en ce qui concerne la clientèle plus âgée, qui a souvent besoin de prendre des poses et de se reposer. Il faut aussi mentionner les gros efforts que font les SDC pour maintenir la propreté des rues commerciales. Il serait temps que vous ayez du soutien de la part de l’arrondissement, puisque c’est dans notre intérêt à tous que Le Plateau-Mont-Royal se présente sous son meilleur jour. Je veux un Plateau-Mont-Royal dont les résidents et les commerçants peuvent être fiers.

MAD : Oui et la taxe sur la vacation peut venir aider à la tâche. Il nous faut enfin une vision à long terme pour la vitalité commerciale de nos quartiers. Tout le monde y gagne.

6. LA CRÉATION D’UNE TABLE DE CONCERTATION ET LA COLLABORATION AVEC L’APMR

Q1 : Est-ce que vous appuyez la mise en place d’une table de concertation entre les quatre SDC de l’arrondissement ?

LR : Là, on est complètement dans mes cordes. Quand je dirigeais la CDEC du Plateau, nous étions les champions de la concertation entre les différents acteurs économiques, sociaux et politiques. Au Centre d’écologie urbaine de Montréal, nous avions travaillé à l’élaboration d’un plan de quartier vert pour le Plateau Est avec les citoyens, les organismes communautaires, la SDC l’Avenue du Mont-Royal et l’Arrondissement et tous les acteurs l’avaient appuyés. Quand Claude Rainville m’a informé qu’il y aurait une table de concertation, j’étais emballé parce que, selon moi, nous avons tous avantage à collaborer pour rendre les artères commerciales du Plateau encore plus attrayantes pour les résidents et pour les visiteurs. N’oublions pas que le Plateau est la 3e destination touristique à Montréal et que la majorité des gens viennent à pied, à vélo et en métro. Avec l’arrivée du Réseau express vélo, la clientèle à vélo augmentera a sans aucun doute. il faut nous préparer à l’accueillir. Je tiens à vous dire que la santé de nos artères commerciales est une priorité pour moi et que je serai le porteur de cet enjeu au sein de notre équipe d’élus. J’arrive avec cette expertise du développement économique, du soutien aux entrepreneurs, avec cette sensibilité et avec cette volonté de travailler avec vous à la dynamisation de nos artères
commerciales qui, selon moi, sont une part importante de notre qualité de vie sur le Plateau.

JPS : Oui.

MAD : Oui, c’est dans notre annonce du 19 septembre.

Q2 : Si oui, en tant que futur maire, considérez-vous, vous investir à cette table de manière périodique et régulière avec des membres de votre direction afin de travailler sur des projets concrets, innovants et tangibles pour l’APMR ?

LR :  Je participerai donc aux activités de la table de concertation de la manière la plus régulière possible. Je considère les SDC et les associations de commerçants comme des partenaires qui poursuivent le même objectif que l’Arrondissement : avoir des artères commerciales vivantes et vibrantes avec de nombreux commerces indépendants en bonne santé
financière.

JPS : Oui, et j’irai même plus loin. Je veux « dépolitiser » les SDC : il n’est pas normal que leur bon fonctionnement soit affecté par l’idéologie des élus qui siègent dans leurs conseils d’administration. Un projet comme le REV, rue Saint-Denis, par exemple, a été conçu et annoncé sans même avoir été présenté convenablement aux marchands de la rue Saint-Denis. Il n’aurait jamais dû voir le jour quand la majorité des commerçants y sont opposés.

MAD : Oui, nous voulons offrir un siège tournant pour le/la représentant.e de la Table de concertation à chaque conseil d’arrondissement. Nous croyon en la synergie et surtout en la visibilité. À se voir de plus
près, le canal de communication ne peut qu’être amélioré, le tout avec une écoute municipale de loin plus attentive à vos besoins. Je compte être le Maire de l’économie locale que le Plateau attend depuis trop longtemps.